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News from the LDI
 
12/09/2016
Le succès du RCEOEM confirmé par son renouvellement pour cinq années

Chaque année, 150 000 Canadiens sont hospitalisés et 10 000 meurent des réactions indésirables associées aux médicaments d’ordonnance. Cela peut sembler choquant dans un pays possédant des procédures rigoureuses d’approbation des médicaments. Mais la réalité est qu’aucun essai clinique sur l’innocuité et l’efficacité de nouveaux traitements peut potentiellement prévoir toutes les comorbidités et les interactions différentes avec les autres médicaments qui sont utilisés dans la vie réelle.

Il y a cinq ans, le Réseau canadien pour l’étude observationnelle des effets des médicaments (RCEOEM) a été créé comme une collaboration nationale de chercheurs visant à évaluer l’innocuité et l’efficacité des médicaments, après leur mise en marché. Ses réalisations, sous la direction du Dr Samy Suissa, directeur du Centre d’épidémiologie clinique, ont convaincu les Instituts de recherche en santé du Canada de renouveler son mandat pour cinq années de plus.

« En regroupant l’expertise de certains des meilleurs penseurs dans le domaine de la pharmacoépidémiologie au Canada, nous avons optimisé la qualité et la quantité des recherches accomplies, » a déclaré le Dr Suissa. « Nous avons substantiellement amélioré l’étude de l’innocuité et de l’efficacité des médicaments par notre capacité à avoir accès et à utiliser de vastes bases de données. »

Le RCEOEM étudie les questions posées par Santé Canada et l’Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé (ACMTS). Ses conclusions ont été publiées dans des revues prestigieuses et ont attiré un auditoire international parmi les cliniciens et les législateurs.

« Nous avons répondu à certaines questions très importantes relativement à des médicaments utilisés couramment dans la maladie vasculaire, le diabète, la maladie de Parkinson, les problèmes gastro-intestinaux et d’autres maladies », a souligné le Dr Suissa. « Nos travaux ont eu des répercussions directes sur la pratique clinique. » Par exemple, il cite le cas de l’isotrétinoïne. Médicament populaire et efficace contre l’acné, il peut mener à des malformations fœtales lorsqu’il est administré au cours de la grossesse. Par conséquent, le RCEOM a signalé qu’un emploi aussi inapproprié survenait encore et a rappelé aux cliniciens les dangers de le prescrire à une femme susceptible de tomber enceinte. 

Lorsqu’on lui demande de parler des résultats qui l’ont surpris, le Dr Suissa nous ramène à l’étude sur les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) dirigée par le Dr Kristian Filion, qui contredisait plusieurs résultats antérieurs voulant que l’utilisation de ces médicaments était associée à un risque plus élevé de pneumonie. Comme la plupart des patients qui prennent des IPP sont âgés, le danger de contracter une pneumonie est particulièrement grave. Le fait d’avoir démystifié cet effet permet aux médecins de prescrire ce médicament très efficace contre le reflux gastro-intestinal avec plus de confiance.

Comparativement aux essais cliniques préalables à l’homologation du médicament auprès de centaines de patients, le RCEOEM a accès au dossier médical de plus de 102 millions de personnes à partir de bases de données provenant du Canada, du Royaume-Uni et des États-Unis. Par ailleurs, il conçoit de nouvelles méthodes d’analyse biostatistiques et épidémiologiques. Une innovation à l’essai consiste à utiliser la surveillance en temps réel des données de façon à ce que, en plus d’avoir accès aux dossiers antérieurs, les chercheurs puissent observer les effets au fur et à mesure qu’ils surviennent. Une unité de réponse rapide a été créée dans le but de réagir rapidement en cas de problème de santé publique urgent.

D’autres chercheurs du Centre d’épidémiologie clinique de l’ILD participent activement aux recherches du RCEOEM, y compris les Drs Pierre Ernst, Laurent Azoulay et Christel Renoux. Les études à venir porteront, entre autres, sur les nouveaux anticoagulants utilisés contre la thromboembolie veineuse et la fibrillation auriculaire, de nouveaux produits biologiques pour traiter l’arthrite rhumatoïde et la quétiapine, un antipsychotique utilisé pour traiter la schizophrénie, le trouble bipolaire et le trouble dépressif majeur.


Faits saillants sur le RCEOEM : les cinq premières années 

· Les statines très puissantes et le risque d’insuffisance rénale aiguë — BMJ  

· Les IPP et le risque de pneumonie acquise dans la communauté — Gut

· Les statines et le risque de diabète — BMJ

· Les traitements agissant sur les incrétines et le cancer du pancréas — BMJ

· L’emploi de l’isotrétinoïne durant la grossesse — CMAJ

· L’emploi de la dompéridone et la mort cardiaque subite dans la maladie de Parkinson — British Journal of Clinical Pharmacology

· Les incrétines et le risque d’insuffisance cardiaque — New England Journal of Medicine

· Les traitements agissant sur les incrétines et le risque de pancréatite — JAMA Internal Medicine



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