Nouvelles

Retour aux nouvelles
 
La COVID-19 accentue le stress prénatal de la mère et de l’enfant et pourrait avoir des effets durables  
Un consortium international de chercheurs a découvert certaines sources de stress prénatal, tel que ressenties par les mères, qui ont des répercussions directes sur la santé mentale subséquente de leur enfant. Ces conclusions découlent du projet Developmental Research in Environmental Adversity, Mental health, BIological susceptibility and Gender (Recherche développementale en matière d’adversité environnementale, de santé mentale, de susceptibilité biologique et de genre ou DREAM-BIG) et sont publiées dans le Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry.
 
« Nous savions déjà que les fondements de la santé mentale tout au long de la vie reposaient sur les toutes premières années de vie, mais nous avons aussi validé l’idée selon laquelle le stress prénatal, le bien-être psychologique de la mère pendant la grossesse, est un facteur important », a déclaré le docteur Ashley Wazana, chercheur principal de l’étude DREAM-BIG et directeur de l’Hôpital de jour sur les troubles de la petite enfance de l’Hôpital général juif. « Grâce aux données permettant de démontrer l’impact du stress prénatal, nous pouvons nous pencher sur les mesures de protection qui pourraient aider les mères à protéger leur bébé. »
 
L’article mentionne quatre facteurs maternels prénatals. Un facteur lié aux symptômes affectifs globaux et trois facteurs spécifiques : un facteur d’anxiété ou dépression, un facteur somatique et un facteur lié aux inquiétudes spécifiques relatives à la grossesse. Les auteurs concluent en disant : « Les résultats de cette étude soulignent l’importance d’intervenir en période prénatale, y compris sur les inquiétudes relatives à la grossesse. À l’heure actuelle, il y a peu d’interventions prénatales permettant de diminuer la dépression, l’anxiété ou le stress maternels et encore moins d’études qui s’intéressent aux effets à long terme chez les enfants dont les mères ont reçu de telles interventions. »
 
Alors que l’anxiété et le stress jouent un rôle pendant la grossesse en temps normal, la pandémie de COVID-19 en cours constitue un facteur de stress supplémentaire qui nécessite, par ailleurs, que les futures mères s’adaptent aux dispositions relatives à la distanciation sociale.
 
« Bien sûr, il y a plusieurs facteurs en jeu, y compris la génétique, le sexe de l’enfant et l’environnement après la naissance, mais quand vous combinez le stress maternel et cette adversité environnementale particulière, il y a un risque que la santé mentale des enfants nés dans ce monde postpandémique soit davantage affectée », a déclaré la docteure Eszter Szekely, boursière de recherches postdoctorales à l’Institut Lady Davis (ILD) et au Département de psychiatrie de l’Université McGill, première auteure de l’article.
 
Les symptômes affectifs globaux qui se rapportent à l’humeur générale de la mère pendant la grossesse permettent de prédire les problèmes de santé mentale qui apparaissent entre l’âge de quatre et huit ans. Environ cinquante pour cent des troubles de santé mentale apparaissent avant l’âge de cinq ans, tandis que soixante-quinze pour cent sont présents avant l’âge adulte. Quant au fardeau des problèmes de santé mentale à l’échelle mondiale, ils constituent la principale cause d’invalidité.
 
« Nous croyons que la santé mentale doit être une partie fondamentale de la santé prénatale », a déclaré le docteur Wazana, chercheur à l’ILD et professeur adjoint en psychiatrie à l’Université McGill, qui s’exprimait sur l’inquiétude soulevée par l’étude DREAM-BIG sur l’environnement précoce dans lequel les enfants évoluent. « La grossesse n’est pas un cocon et le stress peut être un facteur important lié à la santé mentale durant la petite enfance. Nous devons considérer l’importance des besoins de santé mentale à toutes les étapes de la vie en commençant par la grossesse. Nous aimerions que les mères aient accès à des ressources prénatales en santé mentale, mais malheureusement, le délai pour recevoir de tels services peut être plus long que la durée de la grossesse. »
 
Pour plus d’informations sur l’étude DREAM-BIG, rendez-vous au dreambigresearch.com.
 
Pour les questions des médias et pour planifier des entrevues avec le docteur Wazana, veuillez communiquer avec :
 
Tod Hoffman
Agent de communications en recherche
Institut Lady Davis
Tél. : 514 340-8222, poste 28661
Courriel : tod.hoffman@ladydavis.ca

Support research at the Lady Davis Institute - Jewish General Hospital